Dans son texte du « Multiculturalisme(s) : Les avatars d’un discours. », Parasanoglou discute des différentes théories entourant le terme du multiculturalisme. Ce texte a pour but de discuter quelques-unes des théories présentées par Parasanoglou.
Pour commencer, le terme Multiculturalisme est très fréquemment utilisé dans plusieurs milieux. C’est un terme très large dont les interprétations sont multiples. Plusieurs intellectuels ont essayé de parvenir à une définition qui pourrait englober ce qu’est le multiculturalisme. « Joe Kincheloe et Shirley Steinberg – deux auteurs du multiculturalismes- en concluent que le multiculturalisme veut à la fois dire tout et rien (Multiculturalisme means evrything and at the same time nothing) (Parasanoglou, 2004)». De ce fait il existe diverses théories sur le multiculturalisme.
Le multiculturalisme conservateur ou monoculturalisme est une théorie multiculturaliste qui prône l’assimilation de tous les groupes à une culture commune capable d’intégrer plusieurs expressions culturelles (Parasanoglou, 2004). Il est contre toute forme de diversité. Généralement le mot «multiculturalisme» semble renvoyer sur l’acceptation de différentes cultures dans une communauté. Toutefois cette théorie bien que faisant partie du mouvement multiculturaliste semble être en contradiction avec la connaissance générale du terme multiculturalisme. Plus précisément, le terme multiculturalisme est souvent vu de façon positive. Comme il a été démontré en classe, les groupes, le plus souvent, associaient la diversité au multiculturalisme, qui était le plus souvent associé à l’acceptation des autres cultures. La contradiction de cette théorie avec l’idée générale que font plus précisément les Canadiens démontre l’ambigüité du terme.
Par la suite, Parasanoglou présente le Manadge ou corporated multiculturalism, une théorie basée sur l’exploitation de la valeur potentielle de différence, en d’autres mots sur la rentabilité économique de la diversité culturelle (Parasanoglou, 2004). L’auteur donne l’exemple de la marque Coca Cola, comme produits commercialisés dans des marchés culturellement diversifiés (Parasanoglou, 2004). Cette théorie, malgré qu’elle mette seulement de l’emphase sur le côté économique du multiculturalisme, n’est pas, pour autant, fausse. La preuve est par exemple lorsque l’on rentre dans une boutique ou que l’on vend des produits de beauté au Canada il y a presque toujours sur les étagères des produits « exotiques » que ce soit un masque de boue de la forêt amazonienne qui est dite miraculeuse pour les rides, ou un savon fait de graisse végétale provenant l’Inde.
Par ailleurs l’auteur discute par la suite de la théorie du multiculturalisme libéral qui préconise l’idée d’une culture qui s’enrichit de plusieurs différences amenées par d’autres cultures et « prône le respect ainsi que la reconnaissance politique de la différence culturelle. » (Parasanoglou, 2004) Parasanoglou discute de cette théorie en présentant l’explication de Will Kymlicka qui est, d’après lui, le représentant le plus éminent de cette théorie. En Outre, Kymlicka distingue deux types de sociétés : les sociétés multinationales et les sociétés multiethniques. Au sein des premières existent des minorités nationales, à savoir les autochtones (Parasanoglou, 2004) qui, d’après lui, méritent des droits particuliers. Le second type de société est celle qui « accueille » des immigrées qui, selon lui, ont abandonné volontairement leurs pays et par conséquent, le droit à leurs cultures (Parasanoglou, 2004). Pour finir, Kymlicka pense que la société libérale a le droit de forcer les immigrées de respecter la culture de la société d’accueil . D’après moi cette théorie fait preuve d’un ethnocentrisme parce qu’il choisit d’ignorer le fait que les immigrants ne viennent pas tout le temps de leur propre gré qu’ils sont souvent des réfugiés.
L’une des théories dont discute l’auteur dans son texte est le multiculturalisme égalitaire ou démocratique. Cette théorie représente le plus mon point de vue sur le multiculturalisme. Ce point de vue est l’acceptation des différentes cultures dont font partie les groupes minoritaires par la société mais aussi l’acceptation de la culture originale de la société par les groupes minoritaires. Cette théorie est la moins agressive et prône le respect mutuel entre les différentes cultures. L’auteur cite John Rex comme un de ses représentants. Ce dernier a une confiance en la capacité de l’état démocratique et libéral à gérer toutes les déviances d’ordre culturel (Parasanoglou, 2004).
D’après moi, c’est la théorie du multiculturalisme égalitaire qui représente mieux le point de vue du Canada, qui se dit pays multiculturel. Le Québec, qui est une région formée de plusieurs différentes cultures, a su faire valoir le droit culturel des différentes minorités par ce qui est généralement appelé un Accommodement Raisonnable. La population québécoise a réussi à avoir son mot à dire sur ce qu’est l’accommodement. Pour conclure, je suis d’avis que l’on ne pourra jamais vraiment cerner ce que signifie le multiculturalisme puisque chacun perçoit la vie à sa manière. Ce que je, à travers mes expériences personnelles, considère comme étant le « multiculturalisme » peut différer de la perception d’une autre personne. Pour moi, ce mot détient une connotation positive, par contre, pour un autre, il pourrait se rapporter à une connotation négative. Le terme est relatif et évolue à travers le temps. Il n’est jamais fixe et donc on ne pourra jamais l’encadrer.
Bibliographie
Parsanoglou, Dimitris. 2004. « Multiculturalisme(s) : Les avatars d’un
discours. » Socio-anthropologie, numéro 15. http://socioanthropologie.
revues.org/index416.html